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Les symptômes urinaires chez la femme

Qu’est-ce que l’incontinence urinaire?

L’incontinence urinaire est une fuite involontaire d’urine dont se plaint la patiente.

Il convient d’en préciser le type (incontinence urinaire d’effort ou incontinence par urgenturie de type psychogène ou moteur), la fréquence, la sévérité, les facteurs déclenchant et l’impact sur la qualité de vie et sur la vie sociale.

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Les différents types d’incontinence:

Incontinence urinaire d’effort: fuite involontaire d’urine lors d’un effort physique, lors de la toux et d’éternuements. Elle est incontrôlable et non précédée d’un besoin d’uriner.

 

Classification de Stamey des trois stades d’incontinence urinaire d’effort:

– Stade 1: toux, rire, éternuement

– Stade 2: marche rapide, port de charge, changement de position.

– Stade 3: au moindre effort.

 

La physiopathologie de l’incontinence urinaire à l’effort est multifactorielle: insuffisance sphinctérienne, hyper mobilité urètrale, dysfonctionnement neuromusculaire.

 

Urgenturie: désir soudain, impérieux et fréquemment irrépressible d’uriner. (synonyme : urgence mictionnelle).
L’International continence society fait la distinction entre:

– Incontinence urinaire par urgence: Perte d’urine en rapport avec un besoin anormal par sa brutalité et son intensité d’uriner.
– hyperactivité vésicale: Survenue spontanée ou provoquée de contractions vésicales non inhibées.

 

L’incontinence urinaire mixte c’est l’association de l’incontinence urinaire d’effort et de l’incontinence par urgenturie.

 

Thérapeuthique:

Le périnée est un muscle constitué à 60 / 70% de fibres lentes et à 30/40% de fibres rapides.

– L’incontinence urinaire d’effort fera appel au travail des fibres rapides, soit un travail de 2 s. La progression de la rééducation se fera vers un verrouillage périnéal à l’effort, soit un automatisme périnéale.

– L’urgenturie fera appel au reflexe III de Mahony , (périnéo inhibiteur détrusorien) soit avec des contractions longues c’est-à-dire maintenues 10 à 12 s.

 

Bien évidemment il faudra à terme travailler l’ensemble des fibres musculaires mais avec comme première intention répondre à la plainte de la patiente.

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Qu’est-ce que le biofeedback en pelvi périnéologie ?

Le  biofeedback est une technique grâce à laquelle on utilise des informations relatives à une fonction normalement inconsciente du corps pour en acquérir un contrôle conscient, volontaire dans le but d’apporter des modifications à cette fonction.

Dans le domaine de la périnéologie les muscles cibles seront les élévateurs de l’anus, et l’on demandera différents exercices sur un mode contractile en favorisant soit un travail d’endurance soit un travail en rapidité, et cela avec des intensités de force musculaire variable en fonction de ce que l’on cherche à développer sur l’acquisition volontaire musculaire.

Le capteur (sonde endovaginale) placé dans le vagin sera chargé de récupérer des signaux de l’activité des muscles élévateurs, ces signaux seront traités par l’appareil biofeedback et seront transformés en informations visuelles / auditives expédiées vers l’ordinateur ou votre androïd afin d’en analyser le comportement musculaire.

Le recueil des informations doit se faire en temps réel.

 

Il s’agit d’une technique qui ne doit rien avoir de subjectif.

 

Aujourd hui grâce aux avancés technologiques, prendre conscience de la contraction périnéale est un jeu d’enfant : perifit vient de sortir la game boy du périnée.

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Adoptez les pauses périnée

Premier rempart contre les petites fuites : un périnée tonique. Pour cela, quelques exercices à pratiquer soi-même, au quotidien, sont nécessaires : une autodiscipline simple, discrète mais efficace, à pratiquer à peu près n’importe où…

Pourquoi faire travailler régulièrement son périnée ?

Parce que la tonicité du périnée n’est pas acquise une fois pour toute. Comme pour n’importe quel muscle, elle s’entretient. Et ce, toute sa vie, d’autant qu’en vieillissant, tous nos tissus se fragilisent, surtout si on ne s’en occupe pas !

 

Avec quelle fréquence ?

Tous les jours, voire deux fois par jour. Cela n’a rien de vraiment contraignant dans la mesure où on fait travailler son périnée, assise ou débout et tout en faisant autre chose : à son bureau, en téléphonant, dans les transports, au restaurant, en poussant le landau…

 

Pourquoi aussi souvent ?

Le but de ces petites pauses périnée est d’arriver à une forme d’automatisme pour qu’en cas d’hyper pression abdominale (toux, fou rire, portage d’une charge…), le réflexe soit immédiat : on contracte son périnée.

 

Comment fait-on travailler son périnée en toute discrétion ? 

Tout simplement en faisant « comme si » on retenait son urine, ou un gaz ou comme si on voulait resserrer les parois de son vagin. Il faut faire cet exercice tranquillement, à l’expire et relâcher après un temps de repos assez long entre chaque contraction périnéale. Cela doit être calme et lent.

 

Faire travailler régulièrement son périnée permet-il d’éviter les fuites ?

Si cela ne permet pas d’être certaine à 100% de ne jamais avoir de petites fuites, c’est cependant le moyen le plus facile et à la portée de chacune de  mettre toutes les chances de son côté.

 

Les effets de la rééducation périnéale ne sont pas immédiats. Que faire en attendant pour rendre les petites fuites supportables ?

Utiliser des protections adaptées aux petites fuites. Conçues spécifiquement pour ce type de problématiques, elles permettent de vivre tout à fait normalement, de sortir, de faire du sport en toute tranquillité, en attendant que les choses rentrent dans l’ordre.

 

En pratique

Quand on a du mal à localiser son périnée, ce qui est le cas de 30 à 40 % des femmes qui contractent les fessiers ou les abdos en croyant contracter leur périnée, on peut pratiquer une fois, exceptionnellement « le stop pipi ». Au début de la miction, quand la pression est donc encore forte, on  bloque son urine, puis on relâche : cela  permet de sentir la contraction périnéale.

Attention, il s’agit d’un test à faire de façon exceptionnelle, et jamais plus d’une fois au cours d’une miction car on perturbe les réflexes qui permettent à la miction de se faire normalement et notamment à la vessie de se vider jusqu’au bout. D’où des risques de cystite.

Le « stop pipi » n’est en aucun cas un mode de rééducation.

Penser à faire travailler son périnée relève de l’hygiène de vie. En faire un réflexe n’est cependant pas si simple…

L’astuce : ne jamais se maquiller ou se démaquiller sans contracter son périnée. A force, cela deviendra totalement inconscient !